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PIPOLE FICTION
2 septembre, 2012, 19 h 06 min
Classé dans : Non classé

Il était une fois, au royaume des 7 Arts, il y a fort, fort longtemps, une jolie Princesse, très éprise de son image, et très éprise d’elle même tout court. En fait, pour paraphraser ma barde préférée, la Contesse Mya Frye, elle était total en love avec elle-même, et se le rendait bien.

 

Souvent il arrivait qu’un mignon nain chargé d’offrandes, soies, encens et essences rares, vienne lui demander comment elle faisait pour être si magnificiente, et elle, partageuse, aimait à parler de ses huiles et onguents, des multiples sortes de décoctions qu’elle buvait, armoise, ortie et hibiscus, et d’elle, elle, ELLE. Les nains allaient colporter ensuite la bonne parole et ces précieux aphorismes, souvent laconiques, tels que « c’est essentiel de se ressourcer » « la beauté, c’est d’abord être soi », « j’aime les rides », « je fais confiance à Chanel « , « j’aime les belles matières », « je travaille à l’instinct » et « parfois, je m’accorde du Chôô Co Laâh » (dans le désordre, les experts pensent qu’il s’agit  d’un remède de druide, d’animaux de compagnie croquignolets, de la fée des marais du Tweed et d’alchimie pour le reste, mais je te l’accorde, c’est tiré par les cheveux, enfin à vrai dire on ne s’explique pas encore toute cette musique des sphères mais les cryptologues y travaillent).

 

Tous les matins elle se mirait dans son beau miroir et riait de son petit rire cristallin, hihihihihihihihi hihihihihihihihihihihi hihihihihihihihihihi (ça pouvait durer longtemps) de s’y voir si belle et talentueuse, si si, si fait, talentueuse, la preuve, d’abord, étant qu’on l’avait couverte de trophées faits d’une très belle matière, qui n’existe pas dans notre monde, plus précieuse que le diamant et que le saphir, et qui s’appelle là-bas le Kartonpâtt. Ces trophées, tout dorés, lui avaient été remis par la puissante famille des 7 Arts, qui décidait en concile une fois l’an, de qui mérite le titre de talentueux, en se basant sur des imitations que firent princes et princesses durant l’année. Et il se trouve que notre Princesse avait fait une imitation très réussie et très drôle d’une chanteuse française décédée du nom de Ginette Moineau, avec moult grimaces et grimages, dont des sourcils fort cocasses. Pour l’occasion de la Cérémonie du Trophée, la Princesse avait revêtu une robe couleur de lune qui coûta cent millions de perles roses (mais non pas à elle, que tu es sot, hihihihihihihi Princesse Maria ne payait jamais rien car sa vue suffisait à contenter tous les créanciers) dont on parle encore des siècles après, et elle avait fait un très beau discours, avec une candeur de poupon nouveau né, des étoiles plein les yeux, et en plusieurs langues (grâce à sa marraine la bonne fée Methodassimile).

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Au surplus, de nombreuses fées s’étaient penchées sur le berceau de princesse Maria Cotillon, (oui, c’est son nom, avais-je oublié de te le dire?) (un nom tout mignon, comme elle!) dont les plus musclées étaient la fée Kubor Dédenouy, la fée Plucée Groplussapasstinkiettarlette et la fée May Nonilépasnieytonaxan Amayrikain (heureusement depuis ce temps on a raccourci les noms). Elle avait du coup plus d’une corde à son arc, ayant brillé comme le soleil dans une farce narrant de folles courses poursuites de carrosses intitulée Tacosse, ainsi que dans une autre farce, créee par son époux princier, nommée les Petits Papiers, où elle exposait ses prédispositions pour l’origami, entre autres prodiges. Mais c’est dans la saynète Bah Teuman, l’histoire extraordinaire d’un homme chauve souris, qu’elle fit le plus rire, chaque fois qu’elle ouvrait sa bouche menue, et ce même lors des scènes dramatiques, ce qui est merveilleux. La gent appréciait notamment une pantomime de décès qu’elle produisait à la perfection, si bien que tous la suppliaient de la rejouer, encore et encore (non, il est vrai, comment s’en lasser?…..).

C’est pour toutes ces raisons qu’elle était couverte d’or et de pierreries chaque jour, choses amenées dans de lourdes caisses appelées Kontras Ambeython, ce qui était bien le moins qu’il puisse être, ce ô très précieux joyau du Royaume des 7 Arts qu’elle était.

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Généreuse et bonne (la nature, décidément, lui avait tout accordé!), elle descendait fréquemment visiter le peuple, alanguie sur sa litière de velours, afin que chacun se rejouissasse de la contempler, elle et ses talents conférés à sa personne par la déesse Comme Eddie. Le fardeau de la médiocrité était ainsi mieux supporté par la fange, après l’avoir ne serait-ce qu’entrevue dans une seconde de pure extase.

Or, il survint qu’un jour, elle s’aperçut qu’un vilain gueux avait osé utiliser sa bien aimée image, volée de dedans le miroir (oui da! de dedans le miroir!! Dans ce temps là le Français n’était pas le même, alors chut, c’est moi qui raconte, sinon on éteint la lumière et tout le monde fait dodo) dans un blogue amateur (oui, objet étrange et féérique s’il en fut, n’existant hélas que dans ce monde irréel……), très très amateur, c’est à dire visité essentiellement, par la totalité de la famille et des amis du vilain, et par quelques âmes errantes mal redirigées par le facétieux lutin Google (rien de déshonorant jusque là, hum hum wark wark j’ai un chat dans la gorge) et ce …

 

Oserai-je.?…. Je m’élance, puis je recule, comme le chanteur Christophe. Je ne puis prononcer le mot. J’en tremble. Non ce n’est pas Voldemort. Tiens, fais-moi penser à te raconter Harry Potter. Sache qu’à partir d’ici tu peux détourner tes chastes yeux, et les reposer quelques centimètres plus bas. Mais si tu te sens prêt j’articule le mot honni:

 

G R A T U I T E M E N T.

 

, princesse Maria découvrit révulsée que le fourbe en question, tout pouilleux et moche, avait de surcroît le mauvais goût d’être pauvre, puisque sans situation (c’est le mot ancien pour piécettes d’or), fraîchement passé en commission de surrendettement (sorte de purgatoire ou des gentilles et des méchantes fées discutent de savoir si tu as le droit de vivre ou non, de périr dans les flammes de l’Enfer ou non, et aussi de si tu vas pouvoir retourner gambader et faire des dyfoissanfrays dans la forêt enchantée d’Ubaldi, activité préférée des geux en ce temps là), fraîchement aussi mis sur la paille humide par un divorce, et père d’un petit pouilleux junior.

 

Le freluquet, pris la main dans le sac (ou la main dans le miroir devrais-je dire), justifia son geste inouï en expliquant qu’il s’était trouvé comme coupable passe-temps l’élaboration d’un blogue pipole amateur, sorte de bouffonnerie ayant pour fin de distraire ses congénères, en donnant des nouvelles de lumineuses personnalités telle que notre bonne Princesse à la voix de nez (c’était signe de majesté en ce temps là), blogue dans lequel il avait replacé l’image volée de la Belle, accessoirement enceinte de son Héritier, trottin trottant dans une très grande volière nommée A Heros Port Charles de Gaulle (deuxième A Heros Port du continent, même en cette ère reculée, après celui d’Heathrow, en Brittanie, mais bref, passons, nous dirons aujourd’hui pour notre jolie histoire que le lieu était très secret et n’était pas fréquenté par des milliers et des milliers de gentes gens de tous poils) (et de toutes plumes, du coup) (volière…).

 

Un crime, une infamie. En effet Princesse Maria ne souhaitait pas que chacun sachât (je te défends d’ouvrir ton Bescherelle) quelle fusse enceinte avant de donner naissance à l’Héritier, laissant les trivialités avilissantes telles que ventre ballonné et autres contingences animales aux plébéiennes. Est-il necéssaire de préciser tout cela? Mais non, cela va de soi! Profanation d’image secrète !! Dit-elle, jetant l’anathème sur le gueux en même temps que ses terribles Dragons Tenordu Barreau et Maître Jacvergesse, et demandant séance tenante justice au dieu droit Ali Mage (oui, les dieux les plus vénérés étaient perses). « Ramenez-moi sa queue et ses oreilles, pas de quartier, c’est la curée que je veux!! »

 

Le dieu droit Ali Mage était à cet instant-là en train de méditer, dans le neuvième cercle des Edens, tout en croquant un baghlava avec son fidèle archange Chuck Norris, sur une tablette particulièrement obscure et métaphorique de savoir oublié du nom de Ran Bô Dheux. Tous deux buttaient systématiquement sur cette parabole, « C’ETAIT PAS MA GUERRE » et se demandaient sans fin de quelle guerre il s’agissait donc, comment on peut se tromper de guerre et surtout ce qu’était, au nom de tous les saints, qu’un VIETCONG. Aussi le dieu droit Ali Mage (il y a aussi un dieu gauche Ali Mage, si tu te poses la question) fut-il d’humeur assez chafouine,

pour ne pas dire moyenne,

pour ne pas dire exécrable,

pour ne pas dire chagrine,

pour ne pas dire assassine,

Lorsqu’il rendit sa sentence:

 

« Gueux !! gueux gueux, (sa voix émanant du Très Haut, était accompagnée sempiternellement d’un écho, ce qui rendait les séances judiciaires assez pénibles), tu as violé l’image de la Princesse sesse sesse sesse, alors qu’elle se trouvait en un lieu secret cret cret, L’A Heros Port Charles de Gaulle Gaulle Gaulle, en plein jour jour jour. Et tu sais comme elle tient à son image mage mage (pénible hein? Je t’avais prévenu). Pour qui te prends-tu pour toucher à Maria, Maria Maria (cet écho se perdit jusqu’au luth de Carlos Santana, et également jusqu’aux phalanges d’or des Gipsy Kings aux cheveux d’ébène) sans cracher des pépettes, pettes, pettes?? (Chut, pas de blagues scatologiques). Je te donne une chance de te racheter ter ter. Réponds à cette énigme nigme nigme ou bien soit puni ni ni. A qui était la guerre guerre guerre? Attends, tends tends Chuck me parle arle arle. Ah ouhais c’est vrai et qu’est ce qu’un viet cong cong cong?

 [Clique sur Pigeon]pigeon-150x150

« La réponse, je ne puis te la rendre, Haut Mage (rendre hommage) (je préfère expliquer les calembours trop subtils car je ne connais pas ton niveau cérébral) car je l’ignore. Je ne suis qu’un pauvre voleur d’image, je me répands en excusages, mais je n’ai jamais quitté les parages, ni appareillé pour d’autres rivages, mais si votre plumage se rapporte à votre ramage je suis le phénix de l’hôte de ces boisages.

 

« N’essaie pas de nous embrouiller iller iller je ne capte goutte à tes histoires de barrage rage rage toute façon t’es que boue hérémiste racaille et compagnie gnie gnie, je te condamne vite fait à payer yer yer (cette partie de la sentence partit se perdre jusques aux confins du pays, dans l’oreille délicieuse du barde Claude François, qui inventa séant le yéyé) à donner à la belle Maria Cotillon jusqu’à ta chemise et ton slibard bard bard et jusqu’à l’équivalent de tout l’or du royaume yaume yaume (cette partie de la sentence partit vers Orient, en droite direction du jeune Buddha) pour ta vilenie nie nie et si t’as pas de quoi on t’envoie le cerbère Huissier ssier ssier, on aura ta peau peau, peau peau (éclat de voix parti subrepticement vers le castel de Enntéhème). Ni étalement de ta dette dette dette ni facilité ne t’es accordée, dée, dée (syllabe échouée dans une bauge de ferme, où des cochons se mirent à scander Dédé! Il faut gratter Dédé) donne tout jusqu’à la tétine de ton premier né né né. Si tu t’exécutes rapidement ment ment tu auras une mort douce douce douce sinon c’est le suplice plice plice de la roue roue roue (phonèmes qui s’envolèrent à tire d’aile jusqu’à un colombier, où il devinrent bientôt le chant officiel de tous les pigeons). A présent disparaîs de ma vue vue vue que j’étudie la tablette d’Em Mane Uelle uelle uelle (tu te doutes bien qu’avec uelle uelle uelle rien n’a été crée) avec Chuck uck uck. J’ai dit dit dit wo dit dit (mot repris par le menestrel Khaled à la voix de miel) ».

 

La morale de cette histoire, il n’y en a pas. C’est une histoire sans morale. Ni merci. Ni au revoir. Je suis sûre qu’une partie de toi est soulagée qu’elle se termine. Ou la totalité. Quand bien même, grosso modo, l’on peut dire que:

 

 -il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et moche
 -selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
 -les MÔMES sont souvent méchant(e)s
 -le fait de connaître Ran Bô Dheu peut s’avérer utile, contre tout attente
 -certaines choses se perdent, en ce bas monde, comme par exemple, les gens qui écrivent en rimes (et l’on peut comprendre ô combien pourquoi) les royaumes merveilleux et les dieux perses, mais aussi, et surtout les  bonnes grosses  

PASTEQUES ET CHATAIGNES D’ANTANT 

 


3 commentaires
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  1. Vida

    T’es en forme!!

  2. Laeti

    Je ne m’en lasse pas ! Quel style… Bravo.
    Ps : au nom de ma tante qui est fan et qui ne peut te laisser de commentaires : continue, c’est du bonheur à l’état pur

  3. danielle

    Je t’envie d’avoir autant d’esprit et de talent !
    Moi je me régale et j’attends toujours la suite.



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