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BOYS, GIRLS, MODE D’EMPLOI
24 août, 2012, 12 h 10 min
Classé dans : Non classé

 Peut-être  est-il rédigé  en suédois, ou en mandarin, avec la page 2 collée à la page 12 sans passer par la 58, fourni avec la mauvaise clé et les mauvaises vis, comme cela arrive le plus souvent maintenant  dans ce monde en kit,  mais le mode d’emploi, tout le monde semble l’avoir perdu.

Et ce n’est pas parce que ton humble serviteuse ici présente est casée depuis le magma (rappelle-toi, c’est la période située entre le big bang et Henri VIII, tiens, j’ai envie de changer), avec sa perle du désert (nobody’s perfect, il sème des couteaux sales dans toute la baraque)(oui tu sais, un bout de sauciflard par ci, un bout de fromage par là, et hop des couteaux, des couteaux, enfin, chacun sa merde), au point de ne plus se rappeler l’antique période de sa jeunesse de pouliche folle et single (mais en ce temps là on n’avait aucun problème,  on allait se chercher un gladiateur au marché aux esclaves et le tour était joué), qu’elle se la joue perso et qu’elle ne se préoccupe pas des errances  des célibs d’aujourd’hui.  C’est vrai, tu ne trouves pas toi aussi qu’il y a un os, un cheveu, voire la perruque entière  dans le potage? Tu n’as pas envie de crier, tel Patrick Juvet Où sont les feeeeemmes et même par extension où sont les hommmmes ??? Il y a-t-il, pour déranger une fois de plus l’ami Hamlet (qui sans nous s’ennuierait à périr au Danemark avec sa tête de mort)  quelque chose de pourri au royaume de la dragouille ?

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 A ma gauche, des filles seules,  non courtisées, non couvertes de fleurs, territoires inconnus et  pourtant magnifiques, créatures appétissantes, sensuelles, libres comme l’air, manucurées, pédicurées, plaquetées (ce qui veut dire que  le cheveu est coiffé à la plaque chauffante ) belles fesses, belles michettes,  cultivées, rigolotes, spirituelles, en un mot bonnes comme du bon pain, de la bonne brioche que n’importe quel mâle devrait avoir envie de croquer à belles dents. Mais, qui, telles sœur Anne, la plus mauvaise vigie de l’Histoire de l’humanité, ne voient rien venir.

 A ma droite, des gars, esseulés aussi, emmurés dans leur timidité malvenue, mous du genou,  fermés comme des huitres à la vue du vinaigre à l’échalote, mais pourtant prompts à s’épancher sur leur solitude et leur envie de fonder un home sweet home (je n’y vois pas d’objection tant qu’on ne joue pas du violon comme Charles Ingalls), toujours et éternellement brocouilles, lonesome cowboys, desesperados,  solos, qui pensent sans doute que les  filles vont tomber du plafond ou de la gaine d’aération de Micromania.  Et qui répondent aux contradicteurs que ouin ouin, les femmes d’aujourd’hui font peur car tu comprends elles ont trouvé la sortie, ont quitté leur évier direction Pôle Emploi, et regardent même Battle Royal en buvant de la bière.  On voit bien qu’ils n’ont pas connu les Amazones… Faire face à une fille qui est capable de SE COUPER UN NICHON  pour mieux tirer à l’arc, ça demande des ressources testiculaires. Je le sais j’y étais, puisque je te dis que je suis plutôt âgée.

Et là,  tu te dis que je  suis dure avec les bonshommes, injuste même. Et je te réponds que c’est  normal car je suis une femme. Et que c’est moi qui écris. Et que de toute manière la vie est injuste, autant s’y faire. Oui j’ose dire haut et fort que dans cette déconnexion homme-femme l’homme y est pour beaucoup, car il me semble, Simone de Beauvoir ferme tes oreilles, que ce sont eux les chasseurs, les instigateurs, les patrons en matière de rencontre, de drague et de séduction. Hop, une petite couche d’androphilie, c’est gratuit c’est promo. Et puis ça va bien, après tout c’est sûrement Jean-Paul Sartre qui l’a pecho la Simone et pas le contraire vu comme elle était bêcheuse. Oui mes amis. Nous sommes en 2012 et les filles ne savent plus où sont les hommes.  Il faudrait leur rappeler que dans la jungle ce sont les plus forts et les plus courageux qui survivent, et ramènent les plus belles lionnes/guenons/paonnes/crapaudes, pas les pleurnichards. Ce qui ne veut pas dire que les filles sont blanc-bleu, car elles feraient bien de lâcher leurs satanés critères à la con et laisser faire le Dieu Amour.

Bien, balle au centre. Levons donc courageusement  les yeux vers  le vertigineux MUR  DE GLACE qui semble  s’être érigé ( je suis dans ma période Game of Thrones), dans notre monde de brutes,  entre les boys qui aiment les girls, les girls qui aiment les boys,  qui aiment les  boys qui aiment les boys etc, tu connais la chanson, et le constat est … Edi-fiant.

Avant, quand on cherchait l’âme sœur, pour la nuit ou pour la vie, c’était d’une simplicité biblique.

[Expression que je n’ai jamais comprise car rien n’est plus compliqué que la bible. Entre les textes apocryphes, pas apotruc, les évangiles, l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme, même le Pape doit s’y perdre, mais personne n’ose le lui dire. C’est comme les Essais de Montaigne, personne ne les a lus en intégralité (sauf moi, tu te doutes bien, mais moi je crois dur comme fer être la réincarnation de Montaigne donc c’est de la maladie mentale, quoiqu’on est nés le même jour… hasard ?) (ça ne veut pas dire que j’ai tout compris note bien) mais personne ne l’avoue, ça fait un club secret, avec cigares et signe de main distinctif et tutti quanti, on dit, le petit doigt en l’air « hum, oui, ça me rappelle le livre II, de la servitude des protestants en milieu bourguignon (poufpouf, free style, instant creation) » - « Hum oui oui, c’est clair, c’est  trop ça, ça m’interpelle dans le fond j’adore le bourguignon. »]

Bref, on revêtait ses plus beaux atours, on se rendait brillant(e)s  et scintillant(e)s pour être bien vus dans la nuit au milieu de la multitude, qui la gomina, qui le mascara, qui l’huile pailletée, qui l’émail diamant, qui l’escarpin doré, qui le soulier de vair, et ainsi attifé(e)s comme de glorieuses boules à facettes, homo erectus et womina  wonderbra  allaient au BAL. Au dancing. A la guinguette. A la boum. A la boite. Au concert metal d’Agressive Agricultor. Au happening de Ju Fü (white on nothing, the dead man sleeping, 3h30 de bonheur). Peu importe. Et là, l’âme échauffée par les vapeurs de marquisette ou autre mousseux millésimé, à l’heure magique où le monde prend le lustre de l’amour, les jeunes coqs de cette basse cour mieux huilée qu’un forum de speed dating invitaient les poulettes à danser, à boire un verre, et à plus si affinités. Un sourire, un « tu danses ? », un « je te parie 10 sacs que je touche ton T shirt sans toucher tes nénés, pouet pouet, perdu », un « c’est à toi tout ça? », (on n’est pas tous Verlaine hein) et   tout roulait tandis que Barry White  roucoulait au pays des colombes. Mais ça, c’était avant.

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Et NON, je te vois venir, petit(e) névrosé(e) control freak.  Ces rencontres improbables, maladroites et évanescentes ne te laissaient pas la possibilité d’avoir étudié le CV de Dédé avant de jerker comme une lémurienne  en chaleur avec lui. On ne  sait pas, à ce stade de la rencontre,  s’il aime comme toi Gabriel Gracia Marquez et son merveilleux réaliste, s’il fait son bilan dentaire chaque année (mais ça, un sourire devrait répondre pour lui, ainsi que les effluves de pâté qui émaneraient  éventuellement de sa bouche d’éphèbe alors que  VOUS N’AVEZ PAS MANGÉ DE PÂTÉ). Tu ne vois pas sur sa figure s’il LIKE Bob Dylan, Sonic Youth dernière période et Jean Michel Basquiat (hin hin hin on n’a pas de plumes au derche comme les paons  mais on s’y connaît quand il s’agit de faire la roue, nous les humanoïdes, si tu vois ce que je veux te dire……..).  Tant pis, tu ne sauras pas, de la même manière,  s’il a les mêmes perspectives philosophiques que toi  dans la vie, le même taux sur son livret,  s’il souhaite  aussi avoir 3,5 enfants …..

[c’est important de clarifier, dans cette échelle de comptage les enfants sont notés d’après leur coefficient de réussite.  Ainsi un enfant chirurgien du cerveau compte pour 2, un enfant star de télé réalité compte pour 3 et un enfant aux cheveux bouclés pour 3.5. A contrario  un enfant  drogué compte pour 0,8 et un enfant  lepeniste pour 0,003, soit moins qu’un cafard domestiqué.  Dans le cas d’un enfant lepeniste et chirurgien du cerveau, tu as pensé à tout,  il faut multiplier puis et diviser par l’âge du capitaine de soirée]

…..  et s’il pense que l’hypocrisie c’est mieux que l’hypoglycémie, ou que le xylophone c’est moins bien que la xénophobie, ou si  la fidélité c’est applicable lors d’un séminaire d’intégration à Punta Cana (mais là c’est un piège car ce n’est JAMAIS applicable à Punta Cana).

Bref, toutes ces considérations existentielles qui font que tu finis par ranger les gens dans des petits tiroirs, après les avoir désinfectés et étiquetés,  après les avoir  TRIÉS SUR LE VOLET (j’ai toujours adoré cette expression, toi aussi tu vois quelqu’un en train de trier des lentilles sur un volet posé sur ses genoux ?), tellement triés que tu as jeté le bébé avec l’eau du bain, que tu as jeté ta moitié de pomme sans le savoir parce qu’il n’avait pas le bon signe astrologique ou parce qu’il aimait le foot ou parce qu’il  N’AVAIT PAS DE BELLES OREILLES (tout cela a été entendu véridiquement) (avouez que vous poussez, on va pas s’en sortir…….), imitant ce site de rencontres E-Darling qui scande dans son spot publicitaire qu’il ne t’envoie UNIQUEMENT LES PROFILS QUI TE CONVIENNENT.  Alors que même ta mère ne sait toujours pas ce qui te convient.

Et ben je me permets juste de dire que Tristan ne correspondait pas à Iseult, ni Roméo à Juliette, ni Edward à Bella, ni Starsky à Hutch, au départ. Et que c’est ça justement qui met du pimiento dans la vie.

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Pendant ce temps,  dans ce monde suranné ou nous avons replongé, le temps d’une soirée au bal,  pureté azuréenne du moment, préciosité de la nuit, à l’instant T où nous parlons, ton Appollon du dancefloor  kiffe la Compagnie Créole avec toi, et te susurre  « pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi ». Ce qui est plus sexy, avoue-le, que « penses-tu toi aussi que la communication est le point essentiel  dans un couple et quelles erreurs as-tu pu bien tirer de tes échecs relationnels passés ? gnagnagna? » Oh que oui.  Tu vois que tu peux lâcher prise, lâcher ta checklist, et te laisser enivrer par la chimie flamboyante  de ton body.

 

Parce que  lors de ces rencontres spontanées, on laissait parler l’ESSENTIEL. Le regard et les phéromones, le cerveau reptilien, celui qui te souffle que les pecs de Gégé et ses grosses mains poilues en feront un bon reproducteur, de même  que son nez de taille importante, si on en croit  l’adage niçois  «  gros de nas, gros de bas » que nous ne traduirons pas. J’ai toujours fait confiance aux adages niçois, et t’invite à en faire de même.

Et même, à un niveau plus métaphysique (avant que tu me traites de créature des cavernes bestiale)(ce que je suis en fait), c’est ainsi, dans le lâcher prise, que l’on laisse parler ce qui nous fait vivre, aimer  et perdurer  depuis la nuit des temps, à savoir l’intuition, le bon sens,  le cœur, les écoutilles de l’âme que sont les yeux, partis en droite ligne pour un INNAMORAMMENTO digne  de Pétrarque, soit une contamination par la substance de l’autre, par les yeux. (Ils sont forts ces Italiens).  Ahaa  là les références te calment un peu, on n’est plus dans la Compagnie Créole mon chéri, non, mais bel et bien dans le NEOPLATONISME. Tout ça à la fête du village. Ou au Club Med.  Et oui.

Tu fais la moue ?  Pourtant  c’est cette divine intuition que l’on nomme attirance qui tricote les couples (qui peut-être se détricoteront, demain, dans 1 an, dans 10 ans ? who cares ?)  et qui fait sans doute  que tu es assis devant ton ordi aujourd’hui, que  ton papa et de  ta maman  t’ont fabriqué(e)  (ou ton papa et  la bonne, ou ta maman et le  facteur). A moins que tu ne sois issu d’un mariage arrangé, dans ce cas là écris-moi et nous ferons un autre EdithO  consacré à ton cas (sos).

Où voulais-je en venir, Moudir ? A dire :

Il suffit. Dans les méandres de la vie moderne, quelque part entre le bureau, la maison et les cours de taï chi, nous avons oublié de laisser de la place à  la rencontre. Oublié que l’autre qui t’aborde n’est pas forcément  un Emile Louis mais peut-être un petit gars bien qui veut prendre un verre. Ou que l’autre qui t’aborde n’est pas une nymphette mais une fille qui sait ce qu’elle veut. Alors,

Eve, lève-toi. (ne danse pas avec la vie de suite, ça le fait pas). Sors, marche droit vers ta destinée : le bar, la boite, le dancing, la guinguette, le club de gym ou la bibliothèque, tu as le choix du terrain de chasse.

Homme, lève-toi. Mets quand-même une chemise et des chaussettes  propres, et va t’acheter des chaussures, non, ce n’est pas négociable. Et marche droit vers cette dulcinée qui sirote son mojito fraise avec ses copines et qui te lance des œillades. Qui lit Gabo sur un banc.  Qui court tous les matins à la même heure que toi. Traverse la savane la tête haute tel le lion superbe que tu es.  Ne tiens pas compte  des gloussements de la meute de copines. Les gloussements sont une haie d’honneur qu’elles te font jusqu’à ta promise. Offre-lui un verre. Prends-lui son 06. Ouvre ta bouche et articule quelque chose de spirituel.  Plante tes pupilles dans les siennes et souris.  En un mot comme en cent remet tes mâles attributs que tu avais rangés dans ta chambre de vieux petit garçon  dans ton pantalon. Non, un râteau ça n’a jamais tué personne.

Marche droit vers le soleil couchant, tandis qu’il plonge dans l’ouest avec des éclats sanglants.

Sois un héros de l’amour, et Eros, son arc et ses petites flèches te le rendront bien. Va cours, vole. Et dans les moments de doute, de panique, et de découragement, dis-toi, à l’instar de ta serviteuse qui va faire sa ptite grille au tabac toutes les semaines, que

100% DES GAGNANTS ONT TENTÉ  LEUR CHANCE.

 

 


4 commentaires
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  1. Vida

    Super. J’approuve a fond.

  2. Laeti

    C’est un régal ! Tu es épatante… Enfin une « casée » qui comprend la situation des célib. Hommes : lisez, lisez donc…et prenez-en donc de la graine. Quant à moi je promets de me mettre illico au mojito fraise !

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